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Les Composantes de l’âme humaine dans l’Egypte Antique

Avant le départ de notre Échappée vers les Temples Mystérieux de la Haute-Égypte, nous vous proposons un aperçu des croyances de l’une des civilisations les plus riches de l’Humanité.

Les Égyptiens de l’époque antique envisageaient les êtres vivants comme la réunion de nombreuses composantes matérielles et immatérielles : le Ba et le Ka, le Djet, l’Akh, le Ren et Shout.

– Le Ba généralement traduit par « âme » et représenté par la cigogne, est l’énergie de transformation, de communication et de déplacement de l’individu. Ce principe établit le lien entre le réel (la vie sur terre) et l’imaginaire (l’au-delà et le monde des dieux). C’est par cette énergie que les dieux souhaitant intervenir dans les affaires humaines se sont incarnés dans des hommes, des animaux ou des objets.

– Le Ka est une notion que les égyptologues ont décidé de traduire par « double » : visuellement, le Ka d’un individu est représenté comme son jumeau. Ce double jouit d’une vie propre, il est le souffle vital de l’être, sa volonté et sa force pour accomplir les actes de la vie. C’est un élément statique et inaltérable. Au pluriel, Kaou désigne la nourriture et ce dont le corps a besoin pour l’entretien de la vie.

– Le Djet est l’enveloppe charnelle de l’homme vivant, réceptacle de ses composantes immatérielles et également son corps d’éternité. Il peut s’agir du corps physique ou de ses représentations. À la mort, le corps est momifié pour garantir l’avenir post-mortem de l’être. Le Khat est le corps à l’état de cadavre.

– L’Akh, autre partie de l’âme humaine est la force divine, représentée par l’ibis. Force d’origine surnaturelle, l’Akh appartient au ciel. Au cours de la transition de l’être vers l’au-delà, l’âme humaine est jugée : on pèse le cœur (Haty et Ib), siège de la mémoire et de la conscience de l’homme. Si le cœur était plus lourd que la plume de Maât, celui-ci était dévoré… Autrement, l’Akh accédait à la vie éternelle.

– Le Ren est le nom. C’est une composante essentielle de l’être, la preuve de son existence et la condition de son immortalité. C’est aussi un point vulnérable pour la raison qu’il confère un moyen d’action sur lui : action bénéfique ou maléfique, selon les intentions de celui qui le prononce ou selon le rite effectué. Pour cette raison, les dieux gardaient leur vrai nom secret. C’est en obtenant le nom secret du dieu Rê qu’Isis parvint à sauver Horus (constamment attaqué par les serpents et scorpions). Elle lui transmettra le pouvoir suprême du créateur, dont tous les pharaons hériteront par la suite.

 Shout (l’ombre) est le double du corps physique, mais aussi de ses états mentaux et émotionnels. Dans Le Livre des Morts, la « Formule pour faire que quelqu’un ait l’usage de ses jambes dans l’Empire des morts », il est dit que Shout doit disposer de sa pleine liberté de mouvement ; c’est une condition de la victoire de l’homme dans le monde des morts.

 

Ces croyances dirigeaient la vie terrestre, mais également les rites funéraires comme vous pourrez le découvrir dans la Vallée des Rois à Louxor, dernière étape de notre Odyssée Africaine.

Les Temples d’Abou Simbel

En attendant le départ de notre Échappée Égyptienne, redécouvrons les Temples Mystérieux de la Haute-Égypte et particulièrement ceux d’Abou Simbel en Nubie.

Construits autour de l’an 1260 av. J.C. ces temples creusés dans la roche témoignent de la grandeur de Ramsès II, pharaon bâtisseur et guerrier qui régna sur l’Égypte durant 66 ans.

L’entrée du grand temple, voué au culte du dieu Amon-Rê, est protégée par quatre gigantesques colosses représentant le pharaon. À l’intérieur, les murs gravés racontent les exploits de Ramsès II pendant la Bataille de Qadesh, qui l’opposait à l’empire hittite. Un second temple sculpté dans la colline voisine est consacré au culte de Néfertiti et de la déesse Hathor.

Le sanctuaire fut enseveli sous le sable avant d’être redécouvert au début du 19e siècle. À la fin des années 50, la construction du barrage d’Assouan le menaça d’une nouvelle disparition, englouti dans les eaux du nouveau lac Nasser. Le 8 mars 1960, un appel fut lancé pour le sauvetage des monuments de Nubie.

Vous pouvez retrouver le récit de cette histoire passionnante en visionnant les images d’archive ci-dessous.

🔹 À lire : Le discours d’André Malraux devant l’Assemblée Nationale
🔹 À écouter : Le discours d’André Malraux devant l’Assemblée Nationale (Partie 1)
🔹 À écouter : Le discours d’André Malraux devant l’Assemblée Nationale (Partie 2)

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